Le samedi 29 octobre et le dimanche 30 octobre tu vomis une fois presque un repas complet. Mais ces jours là tu as mangé une bonne quantité alors nous attendons de voir si ça passe. Le lundi 31 octobre et le mardi 1er novembre tu as une selle liquide. De plus le mardi tu manges pas bcp, et puis nous te trouvons bizzare. Nous décidons de t'amener à l'hôpital.
La pédiatre des urgences ne comprend rien de ce qu'on lui raconte. J'avais déjà entendu parlé d'elle par mes collègues. Mais je ne pensais pas qu'elle était si longue à la détente. Nous lui expliquons que pdt le week end tu as vomis une fois le samedi et une fois le dimanche, et que lundi et mardi tu as eu une selle liquide. Elle traduit que tu n'arrêtes pas de vomir et d'avoir des selles liquides depuis dimanche. Nous avons beau la reprendre pour bien lui expliquer. Rien y fait elle n'assimile pas.
Enfin bref, elle décide de t'hospitaliser après 2h00 d'auscultations. Tu es en larmes car tu as faim, et il faut te faire patienter pour te faire une prise de sang et le temps que la pédiatre des urgences se décide...
Je décide de rester dormir avec toi. Tu es donc hospitalisé du côter du Dr T., mais heureusement c'est Dr. C. qui te suit. Elle vient me voir le 2 novembre et me propose de te faire ta fibrogastrique le vendredi 4 novembre. Comme ça nous saurons si tu as une oesophagite ou non, et si c'est ça cela se soigne bien (pourvu que ça soit ça).
Tu te remets à bien manger à peine arriver à l'hopital. J'ai l'impression que tu te plais mieux ici qu'à la maison. Je préviens la pédiatre de PMI que je ne t'amènerais pas à la consultation demain car tu es hospitalisée. Je lui explique qu'ils vont te faire une fibrogastrique vendredi. Le lendemain je demande si je peut voir le psychiatre. Quand je le voit il me dit que la PMI l'a prévenu de ton hospitalisation et lui a demandé de me voir. "Mais de quoi se mêlent ils ceux là?" Je me sens a nouveau trahit.
Le 2 novembre on m'annonce également que les résultats de ta prise de sang ne sont pas bon du tout, mais que ton prélèvement n'a pas été fait comme il faut. Le 3 novembre on refait cet examen dans les règles de l'art.
Le 4 novembre tu vas faire ta fibrosgastrique. Je n'ai pas le droit de venir avec toi. Lorsque la pédiatre te ramène elle me dit que tu as mal réagis à l'intervention. Tu n'as pas d'oesophagite. Mais lorsqu'elle a passé la sonde il parait que tu n'as pas pleuré et que tu es devenue toute blanche. Elle me dit que le prochain cout qu'elle doit te faire qqch comme ça elle veut que se soit à côté de la salle de réa.
En revenant dans ta chambre j'apprend que nous ne sortons pas aujourd'hui mais que tu as le droit à une permission pour le week end. Je demande pourquoi ne sortons nous pas? Dr C. m'avait dit qu'après cette examen nous pouvions retourner à la maison. Mais Dr C. n'est pas là, et ça collègue peut consciencieuse Dr T. ne vient pas me voir. L'interne m'annonce que ton prélèvement sanguin montre qqch de pas normale, mais qu'il ne peut pas m'expliquer car il ne sait pas ce que c'est. Alors je dois me contenter de ça.
Nous commençons à nous rendre compte que qqch de grave se trame, mais quoi? A la fin du week end je dois te ramener. Je suis en larmes, me séparer de toi me fend le coeur. Je ne peut plus rester avec toi, car je suis censée reprendre le travail le mardi 8 novembre. Le lundi 7 novembre je vois Dr C. elle me parle de te faire une ponction lombaire car il n'y a que là que nous serons vraiment fixés sur les résultats. Elle va te faire ça demain. Elle me parle de t'hospitaliser sur Angers pour te faire des examens plus approfondit.
Le 8 novembre je viens te voir le matin. Elle te fait ta ponction lombaire et me dit 1 à 2 heure après que l'acide lactique est bien élevé, et qu'il va bien falloir t'hospitaliser sur Angers. J'apprend ça, je te fait un gros bisous et je pars au travail en larme, me demandant comment j'allais faire? Je fais de l'intérime et mon contrat dure jusqu'à la fin du mois. Tu vas être hospitalisée sur Angers la semaine prochaine. Tampis c'est décidé je me mettrais en arrêt je ne te laisse pas seule loin de moi.
Tu es censée être toute seule à l'hopital du mardi soir au mercredi soir. Car ton père va venir te voir ce soir, mais le lendemain il ne pourra revenir avant 18h00 et moi non plus. Je ne peut te laisser seule sans personne là bas. Je demande à ma soeur si elle peut rester auprès de toi pour la journée de mercredi. Elle accepte. Cela me rassure. Le 9 novembre j'appelle en pédiatrie de mon travail. Là je parle à ta pédiatre. Elle me raconte comment va se dérouler l'hospitalisation. Ils vont te mettre un cathéter centrale (c'est un gros tuyaux qui va dans une grosse veine du coeur), et te faire un tas de prélèvements avant et après repas. En apprenant ça je me met à pleurer. Je t'imagine toute petite avec ton catéther central. Je me rend compte que ça à l'aire très grave. Le médecin du service où je travail me voit pleurer et me prend à part. Il comprend que qqch de dure est entrain de nous arriver à notre famille. Il essaye de me remonter le morale. Il me dit que déjà tu n'as pas fait de comas c'est déjà bien. J'explique au service que je ne peut pas continuer à travailler. Ils me disent que ce n'est pas grave pour une fois ils sont en sureffectif. Je pars donc du travail le soir soulagé de ne pas y retourner le lendemain.
J'arrive à l'hôpital pour te voir. Tu es scoppée (= tu as un appareil qui affiche le rythme cardiaque, le rythme respiratoire, et le taux d'oxygène dans le sang). Je demande pourquoi tu as ça? Ma soeur me répond qu'elle t'a vu faire des choses bizzare qu'elle n'arrive pas à comprendre. Ca ne m'inquiète pas trop, ma soeur est une fille plutot stressée qui panique vite. D'un coup je vois que ta sat (=saturation en oxygène dans le sang) chute. Je me dis que le capteur doit etre mal mis, et puis ça remonte. Tu refais la meme chose, et là je m'apperçoit que tu fais des mouvements bizzare, et tu as l'aire absente avec le regard. Tu fais de plus en plus d'épisodes comme ça. Je ne comprend pas ce qui arrive. L'équipe soignante à l'aire un peu paniqué. La pédiatre de garde arrive. Mais bien sure tu vas mieux qd elle est là. Au bout de pls fois que tu fais la meme choses,et que je t'ai bien regardé, je fini par demander si ce n'est pas des convulsions. Elle me répond que c'est possible. Je crois qu'elle fini même par être là qd tu en fais une. Je me rend compte que l'équipe de pédiatrie à l'aire dépassée. Je propose qu'on te transfert en réa. La pédiatre me répond que l'équipe de pédiatrie est tout à fait capable de te prendre en charge. Je lui demande comment l'infirmière va faire si elle se retrouve à l'autre bout du couloir et que camille fait un malaise? Au bout d'une heure et demie d'engueulade et de pleures avec cette pédiatre tu finis par être descendue en réa. Quel soulagement! Ici il y a plus de personnel et tu seras mieux pris en charge. Meme si je me suis pris aussi la tête avec le pédiatre de réa qui me dit que ma fille va bien et que si ta sat chute c'est parce que "la machine est malade". Il me prend vraiment pour une conne.
Le lendemain, le 10 novembre tu ne vas pas bien du tout. Tu n'arrêtes pas de convulser. Le cerveau à l'aire atteint. Tu ne nous suis plus du regard. Nous demandons à voir le psy. Nous sommes en larme. Le matin mon mari pleurait avant de venir te voir. Il s'est rendu compte cette nuit là que ta vie était en jeu. Il a appelé son patron et n'est pas allé travailler ce jour là. Que c'est dure de te voir souffrir et de ne rien pouvoir faire.
Le 11 novembre est pire que le 10. Tu continues de convulser malgré le traitement. Tu fais de plus en plus d'apnée, et tu as du mal à remonter en oxygène. La réa nous parle de peut être d'intubée. Quelle horreur! Mais si ils t'inbuent qu'est ce qui fera que tu n'auras plus besoin de la machine? Nous appelons la réa à 20h00 pour savoir comment tu vas? Ils nous disent que tu fais de plus en plus de chute en oxygène. Nous décidons de retourner te voir. Si tu es intubée tu vas être sédatée, et nous avons peur que tu ne te réveilles plus. Nous voulons que tu saches que nous sommes là pour toi. Vers 21h00 le pédiatre de garde de réa vient te voir. Il ne connait rien à ta maladie métabolique, mais il décide tout de meme d'augmenter ton traitement, en te donnant du rivotryl. Grace à lui tu as remonté la pente. Nous partirons de la réa pour dormir chez nous à 0h30. Tu as l'aire d'aller mieux et demain sera un autre jour à affronter.
Le 12 novembre tu vas mieux. Le 13 nous décidons de réessayer de te donner à manger. Car nous avions arrêter depuis le 10 novembre. Tu manges peut mais tu manges.
Nous partons sur Angers le 16 novembre pour te faire des examens et cette fois je reste avec toi du début à la fin.
La photo c'est quand tu étais en réa et tu fais tout pour garder le morale.